Origine/histoire de la rue
Cette petite voie, ouverte en 1540, était, à l'origine, une venelle permettant aux habitants du quartier d'aller
jusqu'à la Seine. A l'époque, le quai n'existait pas encore et le fleuve n'était accessible que par un escalier.
Le passage étroit a été dénommé ruelle des Etuves, rue du Renard et rue des Bouticles
avant de prendre le nom d'une enseigne, sans doute d’une boutique d’articles de pêche,
un des plus poétiques du vieux Paris.
Avec une largeur minimale de 1,80 m, c'est encore aujourd'hui une des plus étroites voies de Paris.
En 1832, une grille en fermait les deux extrémités.
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Choses à voir, à faire
Dans les années 1930, une écrivaine hongroise, Jolán Földes (1902-1963), habitait cette rue.
Elle a donné son nom au récit La Rue du Chat-qui-Pêche.
Une édition moderne du livre de Jolán Földes
Une plaque historique dans la rue raconte la légende suivante :
L'histoire raconte qu'au XVe siècle, un chanoine nommé Dom Perlet se livrait ici à l’alchimie en compagnie
d’un chat noir très adroit : il arrivait à extraire d’un coup de patte habile les poissons de la Seine, à deux
pas de la rue. Persuadés qu’il s’agissait d’une affaire diabolique, trois étudiants tuent le malheureux chat
et le jettent dans le fleuve. Ils étaient certains que l’alchimiste et le chat noir ne faisaient qu’un – et
qu’il était le diable. Le chat mort, l’alchimiste disparaît… pour reparaître un peu plus tard : il était
parti en voyage ! Quant au chat, il pêchait de nouveau paisiblement au bord de l’eau.
La ruelle vue du quai Saint-Michel vers 1900.
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