rue d'Aboukir (2ème arrondissement)

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   Origine/histoire de la rue


Rue formée sur le tracé du remblai de l'enceinte de Charles V, abbatue en 1634.

Depuis le 2 octobre 1865, cette rue dans le voisinage de la place du Caire célèbre la bataille d’Aboukir qui eut lieu le 25 juillet 1799 entre l'Armée française d'Orient et les Turcs ottomans en Égypte. Le général Napoléon Bonaparte, qui a vécu dans cette rue, y remporta une victoire sur l'Empire ottoman

Précédemment rue des Fossés Montmartre, entre la place des Victoires et la rue Montmartre, rue Neuve Saint-Eustache, entre la rue Montmartre et la rue des Petits Carreaux, et rue Bourbon-Villeneuve, entre la rue des Petits Carreaux et la rue Saint-Denis.

La rue des Fossés Montmartre a porté primitivement le nom de rue du Fossé ou rue des Fossés et sous la Révolution, celui de rue des Fossés Montmarat. La rue Neuve Saint-Eustache, ouverte en 1633, a été dénommée successivement rue Saint-Côme, rue du Milieu du Fossé puis rue Neuve Saint-Eustache (1641).

La rue Bourbon-Villeneuve, qui existait à la fin du 16ème siècle, a été dénommée successivement : rue Saint-Côme, rue du Milieu du Fossé, rue Bourbon (1639), rue Bourbon-Villeneuve, rue Neuve Egalité (1792), rue d'Aboukir (1807), rue Bourbon-Villeneuve (1814), rue de Villeneuve (1830), rue d'Aboukir (1848) et rue de Bourbon-Villeneuve.

 


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A été formée par trois rues : - La rue des Fossés-Montmartre, entre la place des Victoires et la rue Montmartre, ainsi nommée parce que sous Charles V, elle longeait les fossés de la porte Montmartre qui existait de 1380 à 1634 au croisement des rues Montmartre et d'Aboukir. – La rue Neuve-Saint-Eustache, entre la rue Montmartre et la rue des Petits-Carreaux, à cause de l'Eglise Saint-Joseph, précédemment appelée Le Petit Saint-Eustache située alors rue Montmartre. Cette voie avait été tracée en 1633 - et la rue Bourbon-Villeneuve, entre la rue des Petits-Carreaux et la rue Saint-Denis. Cette rue qui avait été ouverte sur les fossés de l'enceinte de Charles V se nommait autrefois rue Saint-Côme-du-milieu-des-Fossés, prit en 1639 le nom de rue de Bourbon en l'honneur de Jeanne de Bourbon, abbesse de Fontevault, auquel on ajouta, de Villeneuve, parce que le quartier venait d'être récemment construit et par conséquent formait une ville neuve. En 1793, on lui donna le nom de rue Neuve-Egalité. De 1807 à 1815, elle s'est appelée rue d'Aboukir, en mémoire de la victoire remportée par Bonaparte à Aboukir (Egypte) où le 25 juillet 1799, 6.000 Français battirent 18.000 Turcs. Depuis 1865 elle porte ce nom dans toute sa longueur.

La nouvelle maison construite place des Victoires à l'angle de la rue d'Aboukir et de la rue Etienne-Marcel sur l'emplacement de l'ancien n° 2 a fait disparaître l'Hôtel de la Marquise de Pomponne où le maréchal de Hallier de l'Hospital, avait épousé une certaine Françoise Mignot, qui, de simple "grisette", devenue veuve du maréchal épousa en secondes noces Casimir Sobieski, roi de Pologne et abbé de Saint-Germain-des-Prés, (1675-1696),

Après avoir passé en plusieurs mains, la Compagnie des Indes vint s'y installer en 1723, puis l'Hôtel de Pomponne devint la propriété de M. de Massiac. Plus tard la Caisse des Comptes Courants, l'occupa et le revendit à la Banque de France, qui y resta jusqu'en 1812, époque à laquelle elle prit possession de l'Hôtel de la Vrillière. Le Baron Ternaux le racheta pour 315.000 fr. De l'autre côté au n° 1, angle de la rue Vide-Gousset est l'ancien Hôtel de Clerambaut, devenu plus tard l'Hôtel de Mme Rambouillet de la Sablière, l'amie du bon La Fontaine. - Au 6, ancien Hôtel des Etats du Languedoc. - Au 77, joli café empire, avec boiseries du temps. - Nouveau Dictionnaire Historique de Paris, Gustave Pessard, 1904

 

Rue d'Aboukir. Commence rue des Petits-Carreaux, finit rue Saint-Denis. Les numéros sont noirs; le dernier impair est 65, et le dernier pair 60 - 5e Arrondissement.

Cette rue portait anciennement le nom de Saint-Côme du milieu des fossés; au commencement du dix-septième siècle celui de Bourbon, en l'honneur de Jeanne de Bourbon, abbesse de Fontrevault: ce cernier lui fut donné par la communauté des Filles-Dieu, sorties de l'ordre de Fontrevault et établies près cette rue. Elle prit ensuite celui de Bourbon-Villeneuve, parce qu'elle est dans le quartier de la ville neuve; en 1792 on lui donna celui de Neuve-Egalité; en 1807 on la nomma d'Aboukir, en mémoire du combat d'Aboukir en Egypte, où les Turcs furent battus par le général Bonaparte le 19 juillet 1799.

Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, J. De La Tynna, 1812.

   Choses à voir, à faire

Les numéros 55 à 63 et 62 à 76 de la rue furent emportés par le percement de la rue Réaumur.

  Marie-Madeleine Guimard (Paris, baptisée le 27 décembre 1743 - Paris, le 4 mai 1816), une des plus célèbres danseuses de la seconde moitié du 18e siècle, puis un mécène au goût très sûr qui favorisa la carrière de plusieurs artistes dont Fragonard, est née dans la rue de Bourbon-Villeneuve, un des anciens noms de la rue d'Aboukir.

  11 - Napoléon Bonaparte vécut en 1795 dans un modeste hôtel au numéro 11 de cette rue.

  106 - Hôtel Le Royal Aboukir  
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  123 - Ici, en 1880, le compositeur Gustave Charpentier (Dieuze, 25 juin 1860 - Paris, 18 février 1956), alors étudiant au Conservatoire, loua un appartement avec un ami.

 

rue d'Aboukir - Paris 2ème
© paspog - 11/2009

rue d'Aboukir - Paris 2ème

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