Le Liberty's Bar - Chez Tonton (9ème arrondissement)

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Liberty's Bar - Chez Tonton
1 rue de Bruxelles
(coin avec la place Blanche)
75009 Paris

Fermé en 1956.

 
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L'ancien cabaret Chez Tonton fut un lieu célèbre des années 45. Le patron, entouré de ses amis, peintres, écrivains et musiciens, racontait des histoires et fit, avec un rare humour, les premières parodies masculines de strip-tease.

Guide Horay de Montmartre, 1975

 
Gaston Baheux (1897-1966), dit "Tonton", arrivé à Paris après la Grande Guerre, a débuté comme magasinier d’hôtel. Après s’être produit en smoking à la Petite Chaumière durant les années 1920, il ouvre à partir de 1930 plusieurs cabarets, dont Mimi Pinson, rue Norvins, à Montmartre, présentant le "défilé des fleurs" (garçons très dénudés en perruque) et le Bigoudi, près de l’Opéra-Comique, décoré par Van Caulaert de petits anges nus. Fin 1940, Tonton rachète à Bob Giguet le Liberty’s Bar de la place Blanche, décoré par Dignimont. Sous l’Occupation, les cabarets parisiens continuent leurs activités et ont même tendance à proliférer, d’abord jusqu’à l’heure du couvre-feu, puis jusqu’à l’aube – toutes portes closes – pour une clientèle d’artistes, de frais nantis et d’officiers allemands en civil qui parlent souvent bien français.

Animateur maison, Tonton fait avec son comparse Nono un numéro comique rempli de sous-entendus et s’amuse, depuis la salle, à brocarder les artistes qui sont sur scène, en particulier lorsque Charpini est à l’affiche. Après la guerre, le Liberty’s (désormais surnommé Chez Tonton) est relancé avec d’irrésistibles sketches joués par le personnel, épaulé par Serge Davri et Charpini. En 1946, Tonton et Nono lancent "La femme sera toujours la femme", une sorte d’hymne du Paris interlope, qui officialise la complicité de Mistinguett, vedette incontestée du music-hall parisien, et des figures de cabaret homosexuelles.

Devenu durant les années 1950 une pépinière de futures étoiles du musichall – comme Gilbert Bécaud, Mick Micheyl, Robert Lamoureux, Juliette Gréco, Odette Laure, Jacqueline Maillan –, le Liberty’s fermera définitivement en 1956.

L’expression homosexuelle dans les chansons françaises de l’entre-deux-guerres : entre dérision et ambiguïté - © Martin Pénet

 
Gaston Baheux débute comme magasinier d'hôtel après la première guerre mondiale avant d'ouvrir plusieurs cabarets. Le plus célèbre d'entre eux demeure Le Liberty's, situé place Blanche. Décoré par André Dignimont, Baheux en prend possession en 1940. Très rapidement, la personnalité du propriétaire lui vaut le surnom de Tonton de Montmartre et logiquement, le cabaret devient pour les habitués, Chez Tonton. Jackie et Fernand Sardou s'y produisent pendant la guerre. Ce dernier crée des saynettes auxquelles participent les employés du lieu. Collectionneur de tableaux (en particulier ceux de Bernard Buffet), Tonton se fait dérober une partie importante de sa collection par la Gestapo.

Par l'entremise de Marguerite Moreno, il devient ami de Colette en 1942. Le Tout-Paris fréquente l'établissement, de Jean Cocteau à Édith Piaf en passant par Mistinguett ou Francis Carco. Le Liberty's d'après-guerre accueille de nombreux artistes fantaisistes tels Robert Lamoureux, Charpini, Jean Richard, Claude Véga ou Jacqueline Maillan.

Fermé en 1956, le Liberty's aura permis de nombreux jeunes artistes de la chanson de débuter (Gilbert Bécaud, Mick Micheyl...etc).

Article de Wikipedia


Le Liberty's Bar - Chez Tonton - agrandir le plan

 

Chez Tonton - Le Liberty's Bar - Paris 9ème

Georges Rohner, Gaston Baheux, dit "Tonton", Yves Brayer (de gauche à droite, au premier plan), Robert Ray, Francis Carco, André Dignimont, Marcel Aymé, Paul Heuze (derrière, de gauche à droite), le commissaire Clos, Jules Cavaillès, Pierre Goutal, André Arbus, Pierre Bourut et Georges Guyot. Paris IXème arr., place Blanche, "Chez Tonton", 1951
© Roger-Viollet

 

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